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filmographie ► film ► Le soldatesse (Des filles pour l'armée) (Italie 1966)

.:. Le soldatesse (Des filles pour l'armée) (Italie 1966) .:.

Film, de Valério Zurlini, Musique de Piero Piccioni

Scénario de Pirro, Bienvenutti et de De Bernardi.

Avec Anna Karina, Tomas Milia, Léa Massari, Valéria Moriconi, Mario Adorf, Guido Alberti   

Les comédiens :

Anna Karina, Marie Laforêt, Mario Adore, Léa Massari, Valéria Moriconi, Thomas Milian, Mario Adorf, Guido Alberti

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L'HISTOIRE:  1942

La Grèce toute entière est sous la botte de l'envahisseur italien,. La famine ravage le pays. Une famine comme on n'en avait pas connue depuis des siècles. La lutte pour survivre domine tous les rapports humains.

Un jeune lieutenant, Gaetano Martino, de garnison à Ocrida, reçoit de ses supérieurs une étrange mission. Il est chargé d'accompagner jusqu'à la frontière albanaise une quinzaine de prostituées aux bordels militaires. La première réaction de l'officier est d'indignation et de révolte. Il a fait toute la campagne d'invasion, il est soldat et pas un convoyeur de putains.

Mais les ordres sont les ordres et Martino part avec le camion des grues.

En route, les personnages féminins se déssinent: Ebe, originaire de Trieste, Eftichia, dévorée par la haine contre l'envahisseur, la douce Elenitza, Toula, Panayota,  qui pour suivre sa soeur Toula, embarque dans le camion comme passagère clandestine, Aspasie...

Le voyage les emmène vers le Nord où gronde la résistance et s'organisent les partisans.

Mais, pour Martino, le voyage acquiert une autre dimension : c'est à l'int"rieur de lui-même qu'il progresse à chaque étape, découvrant ainsi sa propre humanité assoupie par la grossière simplification de la guerre.

Au fur et à mesure que les jours passent le jeune officier s'attache à ses filles, comme il s'est attaché à ses hommes pendant le combat. Il se sent responsable pour elles. Il les encourage, il les soigne, il les rassure. La plupart des femmes ne sont pas des professionnelles, ce sont des jeunes filles que la faim a poussées à accepter la honte. Elles sont bouleversées par l'aventure dans laquelle elles se sont lancées.

Martino n'est pas seul à dépasser tout vulgaire préjugé contre les femmes. Son sergent, Castagnoli, noue avec Ebe un étrange rapport mi-amoureux et mi-pratique. Primaires et touchants, ils se retrouvent sur le terrain des émotions élémentaires.

Un troisième italien vient s'intégrer au petit noyau des voyageurs. Il est moins sympathique, celui-là. Alessi, officier de la milice fascite, est à la fois primaire et arrogant. Mais le danger qui pèse sur tous le ramènera à une plus saine vision des choses. Les partisans tiennent la montagne et à chaque coin de route on peut voir apparaître des fusils...

En effet, ils tombent dans une embuscade au cours de laquelle la malheureuse Elenitza est mortellement blessés, le camion détruit. Comme les compagnes de la jeune femme refusent de l'abandonner, le fascite à l'atroce courage de l'achever pour sauver les autres...

Enfin, le petit groupe arrive à Ocrida. Eftichia refuse d'entrer au bordel. Elle n'a fait le voyage que pour rejoindre ceux qui se battent pour la résurrection de leur patrie. Martino, lui-même, l'y aidera. Il a beaucoup changé ; il n'est plus tellement sûr que les siens soient dans leur bon droit.

Alessi, le milicien, ne récoltera que le mépris et la haine générale. Castagnoli et Ebe formeront des projets d'avenir mais celui qui aura été le plus profondément marqué par l'aventure c'est Martino qui, mûri par son expérience, gagné définitivement à la cause des hommes donnera une nouvelle orientation à son destin.